Le dos argenté ou gorille des montagnes est le plus grand primate anthropoïde et est menacé d’extinction. Il vit entre 2200 et 4300 m d’altitude au Congo, au Rwanda et en Ouganda. Leur sanctuaire le plus important se trouve en RDCongo, dans le parc National des Virunga, le plus ancien parc naturel du continent africain, établi en 1925. Le dos argenté mesure entre 1,40 et 2 mètres. Les mâles pèsent entre 140 et 300 kg et les femelles entre 70 et 110 kg.
Il se nourrit principalement de végétaux mais aussi d’insectes. Les mâles portent le surnom dos argenté car avec la maturité, leur poil du dos se colorent d’un gris argent.
Le gorille est la principale espèce phare du Parc National des Virunga (PNVi). Etabli en 1925, ce premier parc africain le fut pour d’abord donner protection à la sous-espèce de gorille de montagne (Gorilla gorilla beringei). On y découvrit ensuite une deuxième sous-espèce, celle de gorille dite de plaine de l’est (Gorilla gorilla graueri). Cette dernière sous-espèce existe aussi aux Parcs Nationaux de Kahuzi-Biega (PNKB) et de la Maïko (PNM), tous deux en RDCongo.
Du point de vue morphologique, ces deux sous-espèces sont distinctes l’une de l’autre. Le gorille de montagne très poilu, de teint très sombre, a un large visage avec de grandes joues. Celui des plaines de l’est par contre, présente un étroit visage et est plus grand que son frère de montagne. Chez les deux sous-espèces, les femelles (68-114 Kg) sont plus petites que les mâles (160-210 Kg).
Les gorilles vivent en groupes familiaux stables, composés de plusieurs femelles et leur progéniture, groupes conduits par le dos argenté. Le gorille apprend facilement. Aussi, il a été possible d’habituer des familles des gorilles entières des PNVi aux visites humaines, tourisme sensationnel du moment qu’il n’y a pas de conflit armés dans la région.
Géographiquement, l’aire de répartition de ces deux sous-espèces de gorilles est discontinue: la sous-espèce de la plaine de l’est occupe le triangle compris entre le fleuve Congo, les lacs Edouard et Tanganyika tandis que celle de montagne les régions volcaniques de la RDC, du Rwanda et de l’Ouganda ainsi que la forêt de Bwindi en Ouganda. Cependant, le PNVi est le seul endroit au monde où on trouve, dans l’état naturel, ces deux sous-espèces à la fois. En RDC, les gorilles se trouvent aussi en dehors des Parcs Nationaux susmentionnés (PNVi, PNKB et PNM), notamment dans la forêt qui relie le PNKB au PNM et dans la forêt d’Itombwe, au Sud-Kivu, près de la frontière burundaise.
Ces deux sous-espèces sont listées par l’Union Mondiale pour la Nature (UICN) comme espèce en danger et se trouve en annexe 1 de la CITES (Convention Internationale sur le commerce des espèces de faune et de flore en danger).
Dans un village, il y avait deux chasseurs qui avaient l’habitude de chasser ensemble. L’un était natif du pays et l’autre venait de l’étranger. Le chasseur étranger était de loin meilleur que l’autochtone. Mais à chaque fois qu’il tirait sur une bête, l’autochtone revendiquait le gibier : « C’est à moi !» et le chasseur étranger ne pouvait rien dire. La même situation se produisait tous les jours qu’ils allaient à la chasse.
N’en pouvant plus, le chasseur étranger porta l’affaire devant les habitants du village. Ceux-ci ne savaient comment trancher contre leur frère. Ils le conseillèrent d’aller se plaindre chez le chef du village. Ce dernier ne sut comment rendre le jugement dans un litige qui opposait son sujet à un Etranger. Ce dernier, triste et déçu, rentra chez lui. Les jours s’écoulèrent ainsi. Comme d’habitude, les deux allaient à la chasse ; comme d’habitude, ils trouvaient les bêtes et tiraient et comme d’habitude, « C’est à moi! », criait le natif et s’en emparait.
Arc et flèches lubas
Mais un jour vint qui ne ressemblait pas aux autres jours. Les deux compères se rendirent de bon matin à la chasse. Après quelques heures d’une chasse infructueuse, ils remarquèrent derrière un buisson une forme sombre qui passait. Ils se dirent que c’était un phacochère et se mirent à l’affût. L’étranger, dégaina son arme, ajusta et tira. Aussitôt l’autochtone cria : « C’est à moi !». Il se précipita pour ramasser l’animal, mais fut surpris de trouver une femme gisant dans son sang sur le sol, atteinte par les balles. Les débris de sa cruche cassée s’étaient répandus près d’elle. Elle allait à la rivière puiser de l’eau pour le ménage.
Les villageois qui étaient dans le parage ayant entendu le coup de fusil et le « C’est à moi !» du chasseur natif du pays, accoururent pour voir la bête qu’il avait tuée. Ils furent surpris de découvrir le cadavre de la pauvre femme qui baignait dans son sang. « Tu as tué la femme d’autrui ! », l’accusèrent-ils. La nouvelle se répandit comme une traînée de poudre dans tout le village. Les policiers alertés vinrent arrêter le chasseur natif du pays. Il fut condamné plus tard à la peine capitale pour meurtre.
Pourquoi les gens sont-ils surpris? Comme je l’ai dit lors de son élection, il est plus américain qu’autre chose. Il est un pur produit de la haute société de Chicago. Qu’espérez-vous? Il n’est africain qu’à moitié et pas du tout proche de son côté Kenyan. Il est très éloigné du mode de vie, des besoins, espoirs et désirs des Africains. Ses buts n’ont rien avoir avec ceux des africains. On pourrait dire qu’il travaille pour les Américains mais même là on pourrait se poser des questions…
Anthropologist Pierre Van Leynseele invited in 1970 to photograph the people he studied, the Libinza, on the islands in the marshlands of the Ngiri River, between the Congo River and the Ubangi River, in the Democratic Republic of the Congo (then called Zaïre). I spent three weeks with the Libinza in October 1970, first visiting various islands, then staying for about 2 weeks at one island in the village Liketa. Each village consists of several islands linked by channels in swamp grassland which surrounds the islands. Many of these islands were artificially made adding soil to raise emerging sand banks. Beyond the grasslands is swamp forest, also reached by channels.The photographs are from various villages and various islands.
Additional infornation at Download liner notes from recordings (see discography below).
Men of Libinza tribe in canoes with village island in background.
(part 1: THE ISLAND VILLAGES) Although the Libinza live in villages, water is ever present. Transportation is by canoe, subsistence is mostly fishing. Since the earlier age children now that water is their environment.
Boys of Libinza tribe playing in canoes. The Libinza live on the islands of the Ngiri River, tributary of the Ubangi River, Democratic Republic of the Congo, Africa.
The grasslands.
Children of Libinza tribe going to school by canoe.
A vast area of swamp savanna, artificially managed by fire during the dry season, separates the islands from the swamp forest.
Women in canoe in swamp savanna, going to swamp forest to fish and collect drinking water.
Woman with children in canoe in swamp savanna, going to swamp forest to fish and collect drinking water.
From the swamp grasslands to the swamp forest.
Girl with baby learning to paddle in canoe in swamp forest.
2011 – At least 127 people were killed in the Hewa Bora Airways Flight 952, a Boeing 727-100 (9Q-COP), as it was attempting to land during bad weather at Bangoka International Airport in Kisangani, Orientale Province
La Souris et la Chauve-souris étaient des grandes amies. La Souris, dans sa tête, ne voyait même pas les ailes de son amie, Chauve-souris. « Nous sommes de la même race », se disait-elle. «D’ailleurs, elle mange ce que je mange ». Cet amour était partagé. La Chauve-souris aimait aussi la Souris et jamais il ne lui était arrivé de se demander pourquoi la Souris n’avait pas d’ailes comme elle.
Les temps changent et avec eux, les mœurs aussi. Ô tempora! Ô mores !
Avec le temps donc, la Chauve-souris eut des mauvaises pensées envers sa vieille amie. « Moi, Chauve-souris, je vole et je vois du pays. Je ne suis, donc, pas comme la Souris qui court à travers savanes et forêts et ne sait pas goûter au plaisir des airs ! », se disait-elle. Puisqu’elle se sentait supérieure, elle changea aussi tout son comportement envers la Souris. Les visites qui, jadis étaient réciproques, devinrent à sens unique : La Chauve-souris venait chez son amie, prenait part aux repas que cette dernière lui offrait, mais jamais elle ne voulut inviter son amie chez elle.
A chaque fois que la Souris voulait s’inviter chez la Chauve-souris, elle recevait la même réponse de cette dernière : « Ma chère, j’ai beaucoup à faire ce dernier temps. Les affaires m’obligent à sortir et à prendre les airs pour aller loin, très loin. Mais dès que j’aurai du temps libre, tu viendras me voir ». Finalement, la Souris se sentait flouée. « Tu me le paieras un jour », se disait-elle dans son for intérieur.
Un jour, la Souris se leva de bon matin avec un plan bien arrêté. Elle tendit des pièges dans tous les palmiers autour de sa case. C’était un travail épuisant. Après l’avoir terminé, elle alla se reposer sous la véranda, se disant que son amie n’allait pas tarder à venir lui rendre visite.
Comme elle s’y attendait, la Chauve-souris vint après quelques minutes. Elles mangèrent et burent ensemble. Au moment du départ, la Souris dit à la Chauve-souris : « Pendant cette période, mes palmiers produisent de très belles noix ; tu peux t’en servir un peu avant de rentrer chez toi ». La Chauve-souris remercia et prit son envol.
Se rappelant la proposition de son amie, la Chauve-souris fit un virage vers le premier palmier qui se trouvait sur sa gauche. Elle s’y posa, mangea des noix de palme, mais ne se rendit pas compte d’un nœud qui l’avait prise à l’une de ses pattes. Lorsqu’elle voulut s’envoler, elle fut retenue par la patte. Elle tira de toutes ses forces en battant les ailes, mais rien n’y fit.
Prise de panique, la Chauve-souris appela au secours. La Souris qui l’entendait ne put venir la détacher. Pour toute réponse, elle lui dit : « Débrouille-toi, chère amie, je ne sais pas venir là haut, car, je n’ai pas d’ailes comme toi ! La Chauve-souris se débâtit, sans succès, jusqu’à épuisement total.
Un Serpent qui passait par là, attiré par le parfum que dégageaient les noix de palme, trouva la pauvre Chauve-souris prise au piège de la Souris. Il ne se fit pas prier. Oubliant les noix de palme pourtant bien charnues, il se jeta sur l’infortunée et n’en fit qu’une bouchée.
Moralité : La vengeance est un plat qui se mange froid !
Festivities for independence of ex-Belgian Congo, now Democratic Republic of the Congo, at Ikela (Equateur Province). The musicians are Mangbetu from Northeast Congo, the men with spears and plaited shields are local Kela of the Mongo liguistic group.
Festivities to celebrate the independence of the Congo, June 30, 1960 at Ikela in Central Congo. The Belgian Congo became the Republic of the Congo, later Zaire, and now Democratic Republic of the Congo. Festiivités pour célébrer l´indépendance du Congo le 30 juin 1960 à Ikela au Congo Central. Le Congo Belge devint la République du Congo, ensuite Zaire, et maintenant République Démocratique du Congo.
Festivities to celebrate the independence of the Congo, June 30, 1960 at Ikela in Central Congo. The Belgian Congo became the Republic of the Congo, later Zaire, and now Democratic Republic of the Congo. Men playing slit drum (idiophone drum). Festiivités pour célébrer l´indépendance du Congo le…
Combattants de l’Indépendance aujourd’hui victorieux,
Je vous salue au nom du gouvernement congolais.
À vous tous, mes amis, qui avez lutté sans relâche à nos cotés, je vous demande de faire de ce 30 juin 1960 une date illustre que vous garderez ineffablement gravée dans vos cœurs, une date dont vous enseignerez avec fierté la signification à vos enfants, pour que ceux-ci à leur tour fassent connaître à leurs fils et à leurs petits-fils l’histoire glorieuse de notre lutte pour la liberté.
Car cette Indépendance du Congo, si elle est proclamée aujourd’hui dans l’entente avec la Belgique, pays ami avec qui nous traitons d’égal à égal, nul Congolais digne de ce nom ne pourra jamais oublier cependant que c’est par la lutte qu’elle a été conquise une lutte de tous les jours, une lutte ardente et idéaliste, une lutte dans laquelle nous n’avons ménagé ni nos forces, ni nos privations, ni nos souffrances, ni notre sang.
Cette lutte, qui fut de larmes, de feu et de sang, nous en sommes fiers jusqu’au plus profond de nous-mêmes, car ce fut une lutte noble et juste, une lutte indispensable pour mettre fin à l’humiliant esclavage qui nous était imposé par la force.
Ce que fut notre sort en 80 ans de régime colonialiste, nos blessures sont trop fraîches et trop douloureuses encore pour que nous puissions le chasser de notre mémoire. Nous avons connu le travail harassant exigé en échange de salaires qui ne nous permettaient ni de manger à notre faim, ni de nous vêtir ou nous loger décemment, ni d’élever nos enfants comme des êtres chers.
Nous avons connu les ironies, les insultes, les coups que nous devions subir matin, midi et soir, parce que nous étions des nègres. Qui oubliera qu’à un Noir on disait « tu », non certes comme à un ami, mais parce que le « vous » honorable était réservé aux seuls
Blancs ?
Nous avons connu que nos terres furent spoliées au nom de textes prétendument légaux qui ne faisaient que reconnaître le droit du plus fort.
Nous avons connu que la loi était jamais la même selon qu’il s’agissait d’un Blanc ou d’un Noir : accommodante pour les uns, cruelle et inhumaine pour les autres.
Nous avons connu les souffrances atroces des relégués pour opinions politiques ou croyances religieuses ; exilés dans leur propre patrie, leur sort était vraiment pire que la mort elle-même.
Nous avons connu qu’il y avait dans les villes des maisons magnifiques pour les Blancs et des paillotes croulantes pour les Noirs ; qu’un Noir n’était admis ni dans les cinémas, ni dans les restaurants, ni dans les magasins dits européens ; qu’un Noir voyageait à même la coque des péniches, aux pieds du Blanc dans sa cabine de luxe.
Qui oubliera enfin les fusillades dont périrent tant de nos frères, les cachots dont furent brutalement jetés ceux qui ne voulaient plus se soumettre au régime d’une justice d’oppression et d’exploitation?
Tout cela, mes frères, nous en avons profondément souffert.
Mais tout cela aussi, nous que le vote de vos représentants élus a agréés pour diriger notre cher pays, nous qui avons souffert dans notre corps et dans notre cœur de l’oppression colonialiste, nous vous le disons tout haut, tout cela est désormais fini.
La République du Congo a été proclamée et notre cher pays est maintenant entre les mains de ses propres enfants.
Ensemble, mes frères, mes sœurs, nous allons commencer une nouvelle lutte, une lutte sublime qui va mener notre pays à la paix, à la prospérité et à la grandeur.
Patrice Lumumba
Nous allons établir ensemble la Justice sociale et assurer que chacun reçoive la juste rémunération de son travail.
Nous allons montrer au monde ce que peut faire l’homme noir quand il travaille dans la liberté, et nous allons faire du Congo le centre de rayonnement de l’Afrique tout entière.
Nous allons veiller à ce que les terres de notre patrie profitent véritablement à ses enfants. Nous allons revoir toutes les lois d’autrefois et en faire de nouvelles qui seront justes et nobles.
Nous allons mettre fin à l’oppression de la pensée libre et faire en sorte que tous les citoyens puissent jouir pleinement des libertés fondamentales prévues dans la déclaration des Droits de l’Homme.
Nous allons supprimer efficacement toute discrimination quelle qu’elle soit et donner à chacun la juste place que lui vaudra sa dignité humaine, son travail et son dévouement au pays.
Nous allons faire régner, non pas la paix des fusils et des baïonnettes, mais la paix des cœurs et des bonnes volontés.
Et pour tout cela, chers compatriotes, soyez sûrs que nous pourrons compter, non seulement sur nos forces énormes et nos richesses immenses, mais sur l’assistance de nombreux pays étrangers dont nous accepterons la collaboration chaque jour qu’elle sera loyale et ne cherchera pas à nous imposer une politique, quelle qu’elle soit.
Dans ce domaine, la Belgique qui, comprenant enfin le sens de l’histoire, n’a pas essayé de s’opposer à notre indépendance est prête à nous accorder son aide et son amitié, et un traité vient d’être signé dans ce sens entre nos deux pays égaux et indépendants. Cette coopération, j’en suis sûr, sera profitable aux deux pays. De notre côté, tout en restant vigilants, nous saurons respecter les engagements librement consentis.
Ainsi, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, le Congo nouveau, notre chère République que mon gouvernement va créer, sera un pays riche, libre et prospère. Mais pour que nous arrivions sans retard à ce but, vous tous, législateurs et citoyens congolais, je vous
demande de m’aider de toutes vos forces.
Je vous demande à tous d’oublier les querelles tribales qui nous épuisent et risquent de nous faire mépriser à l’étranger. Je demande à la minorité parlementaire d’aider mon gouvernement par une opposition constructive et de rester strictement dans les voies légales et démocratiques.
Je vous demande à tous de ne reculer devant aucun sacrifice pour assurer la réussite de notre grandiose entreprise.
Je vous demande enfin de respecter inconditionnellement la vie et les biens de vos concitoyens et des étrangers établis dans notre pays. Si la conduite de ces étrangers laisse à désirer, notre justice sera prompte à les expulser du territoire de la République ; si par contre leur conduite est bonne, il faut les laisser en paix, car eux aussi travaillent à la prospérité de notre pays.
L’Indépendance du Congo marque un pas décisif vers la libération de tout le continent africain.
Voilà, Sire, Excellences, Mesdames, Messieurs, mes chers compatriotes, mes frères de race, mes frères de lutte, ce que j’ai voulu vous dire au nom du gouvernement en ce jour magnifique de notre Indépendance complète et souveraine.
Notre gouvernement, fort, national, populaire sera le salut de ce peuple.
Yes! Mark this day as another congolese basketball player has been drafted yesterday, June 25th,2015. The very talented player, Emmanuel Mudiayi has been drafted by the Denver Nuggets in 7th position. Kongo is in the house, baby!
Prospects
We wish him a long, fruitful and healthy career in the NBA!!! Emmanuel wa kumpala!
L’histoire se passe quelque part, dans la brousse, au Congo vers la fin de la saison sèche. En prévision des premières pluies qui n’allaient pas tarder à tomber, tous les cultivateurs se rendaient aux champs pour les travaux de défrichage. Plus une famille était nombreuse, plus grand était le champ à cultiver. C’est la raison pour laquelle même les enfants participaient aux travaux de champs. Tous les villageois y allaient tôt le matin et en revenaient tard le soir. Parmi eux, il y avait une jeune cultivatrice, mère d’un bébé de quelques mois, mais elle n’avait personne qui pouvait s’occuper de son bébé.
Lorsque la cultivatrice arrivait au champ, elle donnait d’abord du sein à l’enfant. Elle aménageait ensuite un bon endroit à l’ombre d’un grand arbre et le couchait lorsqu’il dormait. Enfin, elle prenait sa houe et se mettait au travail. Le problème de la jeune cultivatrice était que le bébé se réveillait après quelques minutes de sommeil et commençait à pleurer, obligeant la mère à interrompre son travail pour s’occuper de lui.
«Tu t’es déjà réveillé ? Mais qui s’occupera de toi pendant que je travaille?», se plaignait la cultivatrice. « A ce rythme, je ne pourrai pas terminer mon champ. De quoi allons-nous vivre?». La cultivatrice travaillait alors des heures durant avec le bébé sur son dos, ce qui n’était pas facile. La situation de la cultivatrice avec son bébé qui pleurait tout le temps était connue de tous les villageois, mais personne ne venait l’aider.
Un jour, comme à l’accoutumée, elle vint très tôt matin avec son bébé, l’allaita, le berça du mieux qu’elle pouvait avec sa voix douce et le coucha en-dessous de l’arbre. Mais le bébé se réveilla en pleurs après seulement quelques minutes de sommeil. Grande fut la tristesse de la jeune femme qui se mit à pleurer à chaudes larmes : « Seigneur, qui pourra s’occuper de mon bébé ? Je n’ai personne ! »
Sur le grand arbre, un vieux corbeau venait régulièrement se reposer. Il écoutait chaque fois les plaintes de la cultivatrice en-dessous de l’arbre. Ce matin-là, pris de pitié, il descendit et se posa en face de la femme dans un frou-frou des ailes qui effraya cette dernière. «Jeune femme, du haut de cet arbre, j’entends toujours tes pleurs et tes lamentations.» lui dit-il. «Si tu veux, je m’occuperai de ton bébé afin que tu finisses vite ton champ comme les autres. Mais tu ne diras à personne que c’est moi qui garde ton bébé» lui proposa-t-il.
La cultivatrice accepta la proposition du corbeau et l’accord fut conclu entre les deux. Le corbeau prit le bébé et s’envola avec lui, laissant la mère travailler dans son champ. A partir de ce jour-là, le corbeau venait chaque matin prendre le bébé et l’emmener avec lui, laissant la mère défricher son champ qui s’agrandissait de jour en jour. Il le lui ramenait le soir avant son retour à la maison.
Les autres cultivateurs ne tardèrent pas à remarquer le silence dans le champ de la cultivatrice, eux qui étaient déjà habitués à entendre les pleurs lointains du bébé. Une villageoise voulut en savoir plus et vint demander à la cultivatrice : « Qu’est-ce que tu fais pour calmer ton bébé ? En effet, nous avons constaté qu’il ne pleure plus comme avant ? » La jeune cultivatrice oublia le deal qu’il avait conclu avec le vieux corbeau et eut le malheur de révéler la vérité à la villageoise.
Le matin suivant, la femme allaita son bébé comme elle en avait l’habitude et le confia au corbeau. Ce dernier le prit et s’envola avec, mais lorsqu’il ramena l’enfant le soir au moment où la mère l’attendait pour rentrer à la maison, eh voilà, le bébé était mort !
Moralité : Bimpe kulama ludimi !
C’est le conte tel qu’il nous a été envoyé par mamu Adolphine Mushiya.